Chimamanda Ngozi Adichie – Americanah

 

Capture d_écran 2017-08-14 à 14.22.32Americanah, c’est un pavé de 687 pages avalées sans effort en une semaine. On plonge avec plaisir dans l’histoire de cette jeune nigériane, Ifemelu, qui part étudier aux Etats Unis. Laissant derrière elle son amour d’adolescence, le très cultivé Obinze, elle découvre la complexité de la question noire dans la société américaine. J’ai été tout de suite frappée par le ton incisif, ironique d’Ifemelu et par le diagnostic subtil qu’elle pose à chaque fois qu’elle vit une situation qui la ramène à sa couleur de peau. Je ne m’y connais pas du tout en littérature africaine, et je pense que c’est une bonne introduction. J’ai entendu parler pour la première fois de l’auteur, Chimamanda Ngozi Adichie, parce que Beyonce a samplé une de ses conférences Ted sur le féminisme. Je suis ensuite retombée sur une de ses interventions peu après l’élection de Donald Trump. Elle mouchait un monsieur républicain il me semble, en lui assenant qu’il n’était pas en position de définir le racisme, en tant qu’homme blanc. Son aplomb est impressionnant et me fait penser aux punchlines de Fatou Diome et Leonora Miano (que je n’ai pas encore lues…) . Comme Ifemelu et Obinze sont férus de lecture il y a aussi quelques références intéressantes dans le livre, notamment « Le monde s’effondre » de Chinua Achebe, qui fait partie de la liste des 100 meilleurs romans de tout les temps (liste établie à partir des propositions de 100 écrivains issus de 54 pays différents).  Je recommande vivement Americanah, j’aurais aimé le lire plus tôt!

Osmojam

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I read the 687 pages of Americanah in one week, a true page turner. I dived with real pleasure into the story of Ifemelu, a young Nigerian who departs from her country to study in the United States. She leaves her very well-read lover Obinze behind and discovers the complexity of the American society and the hardships faced by the black community there. The sharp and humorous tone of Ifemelu and the diagnostic she makes of the different situations she experiences as a woman of color struck me. I don’t know much about African literature, but I think it’s a good way to start. I first heard of the author, Chimamanda Ngozi Adichie, when Beyonce used part of her Ted talk in one of her songs. Then I stumble upon a show that aired right after Trump’s election, where she said « you don’t get to define racism » to an old white man. She’s quite impressive and makes me think of french speaking African writers Fatou Diome et Leonora Miano (whom I did not read yet…). Since Ifemelu and Obinze love reading, there are some interesting references in the book, among them « Things fall apart » by Chinua Achebe, which is part of the 100 best books of all time. I highly recommend Americanah. I wish I had read it before!

Osmojam

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